La trahison de Theresa May

Il y a différent moyen de trahir son peuple. Rare sont ceux ou celles qui le font ouvertement. En général, ils préfèrent l’hypocrisie, la duplicité ou le mensonge. Pour le Premier ministre britannique actuel c’est la duplicité. En bon français populaire on pourrait également appeler cela « faire prendre des vessies pour des lanternes ». C’est ce à quoi s’attelle depuis une quinzaine de jours Theresa May. Ou comment faire croire au peuple que l’on va respecter son choix tout en vidant le brexit de sa substance.

Theresa May a en effet laissé entendre que le Royaume Uni continuera à respecter la compétence de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Or, la CJUE est le coeur nucléaire de l’Union européenne. C’est le graal des mondialistes cosmopolites. C’est le saint des saint qui interdit aux pays européens de légiférer efficacement contre les vagues migratoires. Qu’un Etat veuille véritablement lutter contre l’immigration en favorisant des lois plus sévères et il trouvera immédiatement la CJUE sur son chemin pour lui imposer de faire machine arrière.

Dans ces conditions, accepter comme le prévoit le Premier ministre britannique de « respecter la compétence de la Cour de Justice de l’Union Européenne » revient à trahir les électeurs qui avaient massivement voté en faveur du Brexit pour permettre au pays de reprendre sa souveraineté sur les questions migratoires. Cette trahison est d’autant plus perfide qu’elle est faite en toute connaissance de cause. En janvier 2017, Theresa May affirmait dans un discours : « Accepter un rôle pour la cour de justice européenne (…) signifierait ne pas quitter l’UE du tout. » On ne saurait mieux dire.

D.B.

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