Italie : savoir rester droit dans ses bottes

La victoire peut-être parfois un poison si on ne sait pas la gérer. La Ligue a remporté une grande victoire électorale ce dimanche 04 mars. Durant toute la campagne elle a tenu un langage de vérité et de fermeté sur l’immigration et l’islamisation. Cela ne lui a nullement porté préjudice. Bien au contraire. Il faudra retenir cette leçon. En Italie mais également dans toute l’Europe. Elle a également réussi à opérer une mutation en élargissant son audience au niveau national, notamment dans le centre de l’Italie, tout en se maintenant forte dans ses bastions du nord. Surtout, elle a devancé son partenaire Forza Italia au sein de la coalition de droite faisant de la Ligue le premier parti de droite de la péninsule. Cela n’est pas anodin. En devançant le parti de Silvio Berlusconi, Matteo Salvini empêche toute alliance entre les mondialistes cosmopolites classés à droite et ceux classés à gauche. L’ancien Premier ministre était en effet prêt à trahir les électeurs italiens si il était arrivé en tête au sein de la coalition de droite. Tout était déjà prévu, planifié avec la bénédiction des mondialistes cosmopolites de Bruxelles. Silvio Berlusconi devait présenter l’actuel président du Parlement européen, Antonio Tajani, au poste de Premier ministre tandis qu’il négocierait une grande coalition sur le modèle allemand avec le Parti démocrate. La performance électorale de la Ligue a torpillé les magouilles de l’escroc milanais.

Mais en dépit de toutes ces victoires, la Ligue ne peut gouverner l’Italie. Pour ce faire il lui faudrait participer à une coalition. Or, au vu des partenaires potentiels cela ne pourrait se faire sans édulcorer ses promesses électorales. Ce qui pour un parti comme la Ligue serait une catastrophe. Gouverner avec Forza Italia ? Ce parti n’est pas crédible. Et surtout, il n’est pas fiable comme on vient de le voir. A la première difficulté il planterait un couteau dans le dos de Matteo Salvini. Monter une coalition avec le M5S ? Ce parti est un attrape-couillon idéologique. Il dit tout et son contraire dans la même journée. Comment peut-on croire que la Ligue pourrait dans un gouvernement de coalition mener une véritable politique de lutte contre l’islamisation et l’immigration avec un tel partenaire ? Alors oui il y a urgence. L’Italie a besoin d’être reprise en main rapidement. Mais rien ne serait pire pour les patriotes italiens que de se précipiter dans un gouvernement dans lequel ils feraient semblant d’agir. Comme les autres. Cela serait ressenti comme une trahison par leurs électeurs. Et la Ligue le paierait durement lors des prochaines élections. Le plus probable est une coalition entre les guignols du M5S et une parti de la gauche italienne. Malheureusement, avec un tel attelage les maux de l’Italie ne feront que s’accroître. A la Ligue de capitaliser là-dessus en renforçant son audience nationale. L’échec du M5S pourrait ouvrir à la Ligue le Sud de l’Italie. Et dès lors tout deviendrait possible. Il faut parfois savoir patienter et rester droits dans ses bottes afin de sauver l’essentiel.

D.B.

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