Election présidentielle russe : l’indécence des journalistes français n’a aucune limite

Il y aurait beaucoup, énormément, à dire sur la façon dont les médias français ont rendu compte de l’élection présidentielle en Russie. Une fois encore, nos médias mainstream, de la gauche à la droite, ont été unanimes pour critiquer Vladimir Poutine, son bilan et le déroulement de l’élection. Unanime mais… en toute indépendance cela va de soi ! Ces imbéciles se rendent même pas compte que cette unanimité qui s’exprime systématiquement fait rire le peuple. Rappelez-vous : le 04 mars au matin ils étaient tous unanimes pour se féliciter du vote des militants du SPD en faveur de la grande coalition avec Angela Merkel. Et le soir, ils étaient tous unanimes pour critiquer ou déplorer le vote du peuple italien en faveur des populistes comme ils disent. Car nous n’avons plus en face de nous des journalistes mais des militants politiques déguisés en journalistes. D’où cette unanimité suspecte. Forcément suspecte. Mais comment voulez-vous qu’il puisse en être autrement lorsque qu’on apprend, par le Ministère de la Culture lui-même, qu’en 2016, 79,6 millions d’euros de subventions ont été distribuées à la presse française par l’Etat !!! Et que quelques individus (Drahi, Lagardère, Niel, Dassault etc…) et quelques banques, notamment dans la presse régionale, possèdent les médias français. En toute indépendance cela va de soi… Cette indépendance d’esprit que l’on peut voir dans cette vidéo mais qui se heurte parfois au mur de la réalité et de l’intelligence.

Pour revenir à l’élection présidentielle russe je vais me contenter d’un simple exemple pour pointer la mauvaise foi et l’indécence des journalistes français. Dans le journal « Le Monde » en date du 20 mars 2018 on peut lire la chose suivante :

« (…) Mais d’autres ressources auraient été utilisées, selon l’association Golos, spécialisée dans la surveillance des élections, qui dénonce un vote obligatoire (…) La mobilisation a été préparée très en amont avec des appels à la participation lancés tous azimuts mais aussi, selon l’opposition, à travers des pressions exercées par les administrations et les entreprises publiques sur leurs employés. »

Nos journalistes français pensent-ils vraiment que nous n’avons pas de mémoire ? Que nous avons oublié ce qui s’était passé lors de l’élection présidentielle française en 2002 ? Durant l’entre deux tours, pendant deux semaines, la quasi totalité des médias, des artistes, des syndicats, des associations, des sportifs etc…, etc… ont fait campagne non seulement pour exiger des Français qu’ils aillent voter, mais qu’ils aillent voter CONTRE l’un des deux candidats. Un climat de guerre civile était entretenu par les médias et il fallait bien du courage ou de l’inconscience pour qu’un individu ose défier ce tribunal médiatique digne de l’inquisition. Nous avons même vu les professeurs pousser leurs élèves à descendre dans la rue pour manifester contre ce candidat honni. Avec le résultat que l’on connait : 82 % des suffrages pour le candidat défendu par les médias. Et l’on voudrait donner des leçons à la Russie !!! Mais de qui se moque t-on ?

D.B.

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