France : des têtes doivent tomber… et vite !

L’attentat de Trèbes est un révélateur terrible de tous les dysfonctionnements de notre classe politique et de l’appareil judiciaire. Le terroriste islamiste, Redouane Lakdim, était un franco-marocain qui n’aurait jamais du, dans un Etat normalement dirigé, pouvoir commettre ses crimes atroces. Mais voilà, nous sommes en France. Le philosophe Pascal Bruckner, dans un entretien au Figaro, a parfaitement résumé la situation : « Il est anormal et épouvantable que Redouane Lakdim ait pu continuer à se promener sur le territoire alors qu’il avait été condamné et qu’il était surveillé. Il va falloir que la justice réponde de ce manquement inquiétant. »

Car lorsqu’on découvre le profil de ce terroriste, on ne peut être qu’abasourdi de savoir qu’il était en liberté sur notre territoire. Né en 1992 au Maroc, il avait obtenu une carte d’identité française en 2015. Or, depuis 2014, selon l’aveu du Procureur de la République, François Molins, il était également fiché S et enregistré au Fichier de signalement et de prévention de la radicalisation terroriste (FSPRT) en raison de sa radicalisation et de ses liens avec la mouvance salafiste. Première question : comment un homme enregistré dans ces fichiers peut-il obtenir un an plus tard la nationalité française ? Seconde question : qui est responsable de ce crime ? Car il s’agit bien d’un crime. Donner la nationalité à un individu possédant un tel pedigree, le rendant ainsi quasiment inexpulsable, c’est favoriser le passage à l’acte de ce terroriste potentiel.

Mais ce n’est pas tout. Dès 2010 on retrouve dans son casier judiciaire une arrestation pour violences, destructions et outrage, en 2011 pour détention d’armes et en 2014 pour outrage à agent. Et c’est sans doute en remerciement de tous ces forfaits qu’on lui accorde en 2015 la nationalité française !!! Mais de qui se moque t-on ? Comme l’a très bien dit l’homme politique Jean Messiha : « Quel pays au monde garderait sur son sol un étranger criminel multirécidiviste sans l’expulser dès son premier forfait ? Quel pays garderait un étranger fiché pour menace à la sûreté de l’Etat ? Ben la France voyons…

Pour remercier sa nouvelle patrie, Redouane Lakdim ne va pas se montrer ingrat et va poursuivre sur sa lancée. En 2016 son casier judiciaire fait mention d’un défaut de permis de conduire et en 2017 détention d’armes et de stupéfiants (LCI). Nous voilà donc en présence d’un individu devenu inexpulsable depuis sa naturalisation et le torpillage de la loi sur la déchéance de nationalité par la gauche au Parlement, présentant le même profil inquiétant que la plupart des terroristes étant passé à l’acte sur notre territoire depuis 2015, et pouvant se déplacer en toute liberté. Heureux comme un terroriste en France…

Mais trêve de plaisanterie. Le gouvernement ose présenter les opposants à la généralisation des 80 km/h sur les routes de France comme des criminels car ces derniers s’opposeraient à une mesure qui sauverait des vies. Mais n’est-il pas criminel, comme le dit Jean Messiha, « de laisser ainsi dans la nature des individus connus pour leur dangerosité et leur volonté de passer à l’acte ? Un tel laxisme rend le gouvernement complice du terrorisme et donc passible de poursuites. ». C’est rigoureusement exact. Mais pas uniquement le gouvernement. Une grande partie de la classe politique et de la justice également. C’est toute une chaîne des complicités passives qu’il faut démanteler dans ce pays. Entendre l’inénarrable ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, déclarer « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation mais il est passé à l’acte brusquement » est insupportable. A un tel niveau d’incompétence et d’indécence on ferme sa gueule ou on démissionne. Et de préférence les deux. Comme le dit Thomas Ferrier son attitude est celle d’un berger faisant rentrer le loup dans sa bergerie et s’étonnant ensuite de voir des brebis dévorées.

D.B.

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