France : il faut briser la chaîne des complicités passives

L’urgence sautait aux yeux. Après l’immonde attaque islamiste de Trèbes il fallait agir. Les défaillances des politiques et de la justice ne pouvaient pas rester sans réponse devant l’indignation de l’opinion publique. Le gouvernement a donc agi… en expulsant quatre diplomates russes !!! En revanche, il garde précieusement sur son sol et en liberté 15.000 fichés S ultra-radicalisés. Et oui, cela se passe ainsi dans le royaume d’Ubu qu’est devenue la France. Car pour le reste rien n’a changé. Ni la novlangue qui parle de « poignardé au cou » pour éviter de prononcer le mot égorgement ; ni la sempiternelle litanie des excuses, des « pas d’amalgame » ou des « évitons la stigmatisation » pour exonérer de toute responsabilité l’islam ; ni le défilé dans les médias des « coupeurs de langue » pour reprendre l’excellente expression du géopolitologue Alexandre Del Valle avec les accusations d’islamophobie à la clé ; ni bien entendu, l’inertie du gouvernement et de la justice.

Oh mais rassurez-vous, il est faux de dire que le gouvernement et la justice n’agissent pas. Outre l’expulsion des quatre diplomates russes, une enquête a été ouverte à Toulouse contre les auteurs qui ont ajouté des faux panneaux de signalisation aux entrées de la ville avec l’inscription « djihadistes » barrée de rouge. Et là, pas question de plaisanter. Les grands moyens sont employés : la gendarmerie a rapidement passé la main à la Sûreté départementale de Haute-Garonne qui doit se charger, après prélèvements (ADN et empreintes) sur les panneaux et visionnage des images de vidéosurveillance, d’identifier les responsables. Rien que ça !!! C’est vrai qu’il n’y a pas de problèmes plus urgents à régler en matière de sécurité ou de lutte contre le terrorisme à Toulouse !!! Pas étonnant qu’on vienne nous dire qu’il n’y pas suffisamment de personnels pour suivre tous les fichés S. Que voulez-vous, il y a des priorités qui ne se discutent pas !!!

Pourtant, quelque chose semble avoir changé. Un vent de fronde commence à se lever pour dénoncer la chaîne des complicités passives qui permet à l’idéologie islamiste de prospérer et d’agir en toute impunité. Il faut le dire : c’est nouveau. Il y a d’abord eu l’appel de ces 100 intellectuels pour dénoncer le « séparatisme islamiste » qui sévit dans notre pays. Appel immédiatement dénoncé, cela va de soi, par les « coupeurs de langue » comme étant islamophobe. Puis, à la suite de l’attentat de Trèbes, j’ai davantage entendu dans nos médias, en l’espace de 72 heures, un langage de vérité tenu par des journalistes, des experts ou des résistants qu’en l’espace de trois ans (voir les vidéos à la fin de l’article). Cette libération de la parole est indispensable pour permettre une libération de l’action.

Il faut dire que les Français en ont marre. Plus que marre. Ainsi, selon un sondage de l’IFOP, « 70% à 80% des Français sont favorables à l’internement préventif des fichés S et plus de 80% veulent que les djihadistes français à l’étranger ne puissent pas revenir même s’ils risquent la peine de mort) ». Oh messieurs du gouvernement vous avez entendu ? Des fichés S et non des diplomates russes ! Les Français n’en peuvent plus d’entendre toujours les mêmes discours d’impuissance tel que celui tenu par Gérard Collomb : « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation mais il est passé à l’acte brusquement ». En effet, on lit bien l’islamisme « modéré » sur ce visage qui exprime tout le bonheur du « vivre ensemble »…

Malheureusement, en dépit de ce réveil tardif, il faudra sans doute encore de nombreux morts pour que des décisions efficaces et radicales soient prises par nos responsables. Car la chaîne de complicité passive est toujours en place. Au gouvernement, dans la justice, dans les médias… Mais la bonne nouvelle est que pour la briser il n’y a nul besoin d’une révolution pour cela. Comme l’a (encore) si bien dit Alexandre Del Valle : « Pour appliquer la loi aujourd’hui, il faut défier le politiquement correct ». Il faut donc se battre. Ne rien lâcher et dénoncer quotidiennement ces complicités passives. Pour que, comme l’a si bien dit la mère d’Arnaud Beltrame, il ne soit pas mort pour rien. C’est notre devoir. C’est notre responsabilité.

D.B.

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