Le rêve aura duré un an

Un an, une toute petite année, c’est le temps qu’il aura fallu pour que les mondialistes cosmopolites reprennent les rênes du pouvoir à Washington. En vérité, ils n’ont jamais accepté l’élection imprévu et inimaginable, selon eux, de Donald Trump à la Maison Blanche. Dans un premier temps, ils ont cru pouvoir le destituer en lançant contre lui des accusations grotesques de collusion avec la Russie durant sa campagne électorale. Ils ont manigancé, avec l’aide de leur complice Georges Soros, des manifestations multiples, parfois violentes, réunissant des centaines de milliers de personnes à travers tout le pays en multipliant les accusations contre le milliardaire élu (fraude électorale, racisme, sexisme, corruption…). On a vu le FBI, avant même son élection, prendre ouvertement partie contre Donald Trump. Cette chasse au président est d’ailleurs toujours d’actualité comme on a pu le voir avec la perquisition des bureaux de l’avocat du président par cette agence fédérale.

Toutes ces attaques ont-elles réussi ? Tiennent-ils quelque chose contre l’hôte de la Maison Blanche ? Je ne sais pas. Mais force est de constater que le vent a tourné. Il y a d’abord eu la démission en janvier 2018 de Steve Bannon, l’un des plus importants artisans de sa victoire. L’homme qui détestait les néo-conservateurs et l’oligarchie en place et qui leur avait déclaré la guerre. Au final, ils ont eu sa peau. Puis, il y a eu le départ en mars 2018 du secrétaire d’Etat Rex Tillerson. Ce modéré, en matière de politique étrangère, a été remplacé par le chef de la CIA, Mike Pompeo, au ton plus agressif et guerrier. Et cerise sur le gâteau, la nomination fin mars du faucon John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale. Ce dernier est le Pape des néoconservateurs. Il est à l’origine de la guerre en Iraq en 2003 sous la présidence de Georges Walker Bush et de tous les mensonges qui l’ont accompagné. C’est l’apôtre de la guerre préventive. Sa présence auprès d’un président qui s’était fait élire sur un programme isolationniste en politique étrangère équivaut à celle de Judas à la table de Jésus. On sait comment cela s’est terminé pour ce dernier. L’entourage direct de Donald Trump est désormais en lien avec l’Etat profond. Les mondialistes cosmopolites commencent par la politique étrangère mais bientôt c’est l’ensemble de sa politique qui sera reprise en main.

Avant d’en venir à la Syrie je tiens à faire une petite remarque. Le clan Clinton, dont la corruption, les magouilles et les affaires douteuses sont un secret de polichinelle ne fait pas l’objet d’un acharnement judiciaire. Le clan Bush, qui est aussi propre que le trou du cul d’un éléphant, est également épargné par une justice bien aveugle. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, pendant la guerre d’Iraq sous Georges Walker Bush et qui était l’un des principaux architectes de la bureaucratie de la torture, dort tranquillement sur ses deux oreilles. Le Vice-Président Dick Cheney, principal artisan des bobards sur les armes chimiques et les liens entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, et dont les liens avec l’industrie pétrolière et Halliburton ne sont pas étranger à son obstination à partir en guerre, a reçu en récompense de ses service près de 1.350.000 stock options de la part de la société Halliburton d’une valeur de 43 millions de dollars !!! Et bien pépére, lui aussi, il dort tranquille. C’est quand même autre chose que les prétendues collusions entre Donald Trump et la Russie pour gagner une élection. Et ben… rien. Et dans un pays, toujours prêt à destituer un président pour parjure, menace que l’on agite envers le milliardaire élu, avez-vous remarqué que Georges Walker Bush qui a menti, menti et encore menti à propos des raisons de faire la guerre en Iraq n’a eu aucun problème avec la justice ? Pourtant ses mensonges, avérés, prouvés, ont causé la mort de plus de 4.000 Américains. Mais voilà, tous ces braves types appartenaient à l’Etat profond ou étaient contrôlés par lui. Ce qui équivaut à un blanc seing et à une quasi impunité.

Pour revenir à l’actualité, la reprise en main du pouvoir par l’Etat profond s’est brutalement accéléré le 04 avril 2018. Bien que de plus en plus cerné par son entourage, le fantasque président américain, non dénué d’un certain mérite et d’un certain courage, pensait encore pouvoir appliquer le programme pour lequel il avait été élu. A la stupéfaction générale, il annonçait le départ des troupes américaines de Syrie. Je vous laisse imaginer la tête des néoconservateurs à Washington… Qu’à cela ne tienne. Le président syrien Bachar El-Assad, touché par le désespoir des néoconservateurs, a cru bon lancer une petite attaque chimique dès le 07 avril. Histoire d’empêcher le retrait des troupes yankees qui sont si utiles à son maintien au pouvoir et de nuire aux intérêts de ses parrains russes et iraniens dont le départ des troupes américaines était une victoire géostratégique majeure !!! Et… bingo, cela marche. Comme le disait un chancelier moustachu allemand : « Plus c’est gros, plus ça passe ». Désormais, non seulement il n’est plus question de retirer les troupes US mais les bruits de bottes qu’affectionnent particulièrement les mondialistes cosmopolites se font entendre bruyamment. Que va-t-il se passer maintenant ? Wait and see. Mais une chose est certaine, le rêve est fini. Le réveil n’en est que plus douloureux et le retour à la réalité est brutal.

D.B.

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