Michel Houellebecq vs Eric Zemmour ou le triste destin de la France

A ma connaissance un événement historique vient de se dérouler en France. Pourtant, il n’a pas fait les grands titres des médias. Dans la nuit du 04 au 05 juin des émeutes ont éclaté dans un quartier de Sartrouville. Vous allez me dire que cela n’a rien « d’historique » et qu’il s’agit malheureusement d’une actualité récurrente dans notre pays. Pas exactement. Car ces émeutes sont intervenues à la suite de la décision des autorités françaises de fermer une mosquée dans ce quartier qui, selon la Préfecture, était « un foyer ancien de l’islam radical » où « des prêches radicaux, marquant leur hostilité aux principes républicains et incitant à la haine à l’encontre des autres religions » étaient régulièrement tenus. Il s’agit donc des premières émeutes islamistes dans notre pays. Une nouvelle étape dans la provocation vient d’être franchie. Un nouveau test en quelque sorte. Reste à savoir si cet événement est annonciateur de la guerre civile religieuse et/ou ethnique (Thèse défendue par Eric Zemmour) ou d’une soumission progressive de la société française à une idéologie s’appuyant sur une religion et la présence de plus en massive d’une population réceptive à cette dernière (Thèse défendue par Michel Houellebecq).

Durant ces trente dernières années de nombreuses personnalités (politiques, sociologues, économistes, philosophes, artistes etc…) sont venues dans les médias pour affirmer qu’il n’y avait pas plus d’étrangers aujourd’hui que dans les années 30. Dans un premier temps la population dans son immense majorité a cru à ce discours car ceux qui professaient une telle énormité avaient une autorité scientifique, morale ou médiatique. Cependant, le spectacle de la rue est venu peu à peu démentir cette grossière affirmation. La réalité rattrape toujours la propagande. Progressivement la bascule s’est opérée dans l’opinion publique. Aujourd’hui, une majorité de Français ne croit plus à ce mensonge. Mais paradoxalement cela n’a pas fait taire les partisans de la submersion migratoire. Comprenant qu’ils ne pouvaient plus poursuivre sur cette voie sans se couvrir de ridicule, ils ont simplement adapté leur discours. Plus question de nier la réalité du fait migratoire, il s’agit désormais de le présenter comme irréversible. Nous sommes passés du « Pas d’inquiétude, il s’agit d’un fantasme de l’extrême droite » à « Va bien falloir vous y faire car cela va continuer ». Il faut bien admettre qu’ils ont parfaitement manoeuvré. Ils nous ont sciemment menti, nous ont mis dans la merde, et désormais s’en réjouissent, persuadés qu’ils sont qu’il n’y a aucun retour en arrière possible. Bref, ils assument aujourd’hui ouvertement une politique dont ils avaient honte auparavant. Juste après son élection en 2016 au poste de Secrétaire général de l’ONU, António Guterres avait déclaré : «Nous devons convaincre les Européens que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques et multireligieuses créent de la richesse». Message parfaitement entendu et relayé désormais dans tous nos médias.

Ce qui est vrai du phénomène migratoire le sera t-il pour le processus d’islamisation de la société française ? Nous en sommes encore à la première phase. Des personnalités, souvent les mêmes, viennent dans les médias pour nous affirmer qu’il ne s’agit, là encore, que « d’un fantasme de l’extrême droite ». Qu’il n’y aurait pas davantage de musulmans en 2018 qu’il n’y en avait en 1998. Que tous les problèmes auxquels nous assistons ne sont le fait que d’une minorité. Que l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam. Certains affirmant même que les djihadistes n’ont rien à voir avec l’islamisme. Qu’il existerait des salafistes modérés et des salafistes extrémistes etc…, etc… Un livre entier ne suffirait pas pour épuiser toutes les inepties, tous les mensonges que l’on peut entendre sur ce sujet. Mais un autre livre est venu nous donner un aperçu de notre avenir. Dans son célèbre roman, « Soumission », paru le jour de l’attaque contre Charlie Hebdo, Michel Houellebecq trace le portrait d’une France dans laquelle les élites préfèrent se compromettre avec un leader musulman, allant jusqu’à favoriser son élection à l’Elysée, plutôt que d’opter pour la résistance prônée par les identitaires.

Nous sentons bien que nous sommes à la veille d’un basculement. Déjà, à la marge, on entend des discours affirmant que le voile ce n’est pas si grave, qu’il ne s’agit pas d’un instrument de soumission de la femme. Que la suppression du porc dans les menus de nombreuses cantines est un mal nécessaire pour favoriser le vivre-ensemble etc…, etc… Oui, nous sentons que nous ne sommes plus très loin du moment ou les masques vont tomber. Que nous ne sommes plus très loin du moment ou le constat d’irréversibilité pour ce processus d’islamisation s’imposera à son tour. On s’en aperçoit déjà au niveau local lorsque des élus reculent devant les pressions communautaires afin d’acheter les votes et accessoirement la paix civile. Comment pourrait-il en aller autrement ? La loi du nombre en démocratie est implacable. Les revendications islamistes s’amplifieront au fur et à mesure qu’elles pourront s’appuyer sur une population de plus en plus nombreuse. Mêmes si ces revendications seront contradictoires avec nos valeurs démocratiques, avec notre passé culturel et civilisationnel, elles reposeront sur la loi d’airain des démocraties : celle de la majorité. Dès lors le scénario de Michel Houellebecq deviendra possible. C’est la raison pour laquelle les identitaires, parfaitement conscients de cette évolution tragique, poussent à agir tant que la loi du nombre est encore de notre côté. Seul problème, mais il est de taille, cela conduira indubitablement à la guerre civile. L’écrivain Guillaume Faye le dit très bien. Partant du constat que le nombre d’étrangers sur le sol français ne permet plus de proposer une politique d’intégration ou d’assimilation, il affirme que tout cela ne pourra se résoudre que par une crise dramatique (à partir de 8’30 »)

Quant à Eric Zemmour, il ne dit pas autre chose.

Dans ces conditions l’avenir de la France est sombre. Le choix semble se situer entre une capitulation progressive amenant à la soumission ou une résistance débouchant sur la guerre civile. Pour se rassurer on peut se dire que l’histoire n’est jamais linéaire. En effet, rien n’est écrit à l’avance. Cependant, il est minuit moins cinq sur l’horloge de l’apocalypse. En 2017, l’Etat a recensé 412.000 étrangers supplémentaires : 262.000 nouveaux titres de séjour ; 100.000 demandeurs d’asile ; 50.000 mineurs isolés. Et dans tout cela, cerise sur le gâteau, les clandestins n’apparaissent pas ! Il serait temps que les Français prennent conscience de la gravité de la situation.

D.B.

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