France : 9 juin 721, les Arabes sont arrêtés à Toulouse

(…) Maître de l’Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu’à s’emparer de l’Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.

D’après les messagers d’Eudes duc d’Aquitaine, ceux qu’on appelait les Sarrasins pillent, violent et massacrent. Leur supériorité en nombre et en logistique terrifie Eudes, qui appelle à l’aide Charles Martel, alors maire du palais, duc et prince des Francs aux côtés du roi mérovingien Thierry IV. Martel reste sourd à ces appels, préférant se concentrer sur sa guerre avec les Austrasiens contre les Saxons. Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d’Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne. Le pape Grégoire II envoie à Eudes trois éponges bénites, utilisées pour récupérer les gouttelettes de vin tombées lors de la communion sur l’autel papal. Eudes découpe ces éponges en plusieurs petits morceaux et les donne à ingérer à ses troupes pour leur donner confiance à l’approche du combat.

Alors que Toulouse, assiégée depuis plusieurs mois, est sur le point de céder, Eudes d’Aquitaine tente une sortie héroïque le 9 juin 721. Confiante en sa supériorité, l’armée sarrasine avait installé son campement aux portes de Toulouse sur le territoire de la commune de Castanet. Compte tenu du déroulement des combats, elle ne défendait que faiblement son camp et n’utilisait pas d’éclaireurs. Ce 9 juin 721, l’effet de surprise est donc total. Les musulmans sont encerclés par l’armée d’Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes. Chevaux et hommes, sang et poussière se mêlent dans une bataille où le bruit des cliquetis des armes s’élève à plusieurs lieues à la ronde. Bien qu’inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d’Eudes d’Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué. Le siège de Toulouse est levé, les pertes omeyyades s’élèvent à environ 3 750 morts, tandis que 1 200 chrétiens gisent sur le sol.

Si l’histoire retient la victoire à Poitiers en 732, la défaite de Toulouse est probablement plus importante. Cette bataille est déterminante pour la suite des événements, notamment parce qu’elle offre le temps nécessaire à Charles Martel pour consolider son pouvoir et bâtir une armée afin de vaincre et déjouer les prochaines invasions.

Source : Le Point

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Catégories :France, Mémoire identitaire

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