Trump vs Corée du Nord : ce que j’écrivais le 09 mars 2018

J’ai décidé de remettre un ancien article en ligne suite au sommet historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-Un. Car rien n’a vraiment changé. Hélas. Il faut écouter ce matin les radios et les télévisions françaises pour saisir toute la gêne des éditorialistes ou des « experts » (*) qui se moquent du président américain comme Bruno Tertrais sur France Culture. Toutes leurs analyses matinales tendent à minimiser les mérites et le succès diplomatique de l’hôte de la Maison Blanche en dépit de l’évidence. Nous avons droit à un mélange de cynisme désabusé, de mépris et de mauvaise foi. Je vous laisse imaginer les mêmes si cela avait été Barack Obama qui avait obtenu un tel résultat. Nous aurions eu droit à des commentaires dityrambiques. Au lieu de cela, il fallait entendre ce matin Roselyne Bachelot sur LCI, autoproclamée experte en géopolitique, traiter Donald Tump de « zozo » à la suite du sommet et affirmer qu’il ne fallait pas s’enthousiasmer. Pathétique. Laissons ces pitres cracher leur venin et rions en pensant qu’ils préfèrent louer les succès diplomatiques imaginaires d’Emmanuel Macron. En attendant, le G7 a coûté 600 millions et n’a débouché sur rien si ce n’est un échec retentissant alors qu’à Singapour, en deux heures, Donald Trump a obtenu la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

(*) Notons que le spécialiste Jean Branaa fait exception : « En tendant la main ou en giflant on arrive toujours à dialoguer avec n’importe qui … c’est ce que Donald Trump a tenté de démontrer. En se retirant, il a fait un tour de passe passe, il est revenu et a fait accepter la rencontre sous ses conditions ».

Quand Donald Trump met les journalistes du « Monde » en PLS

L’annonce d’une rencontre entre le président Donald Trump et le dirigeant nord coréen Kim Jong-un a mis tous les adversaires du dirigeant américain en PLS. Alors que ces derniers invectivaient sans cesse Donald Trump pour sa politique de fermeté contre Pyongyang en le traitant de « fou », « d’individu dangereux », « d’extrémiste qui allait précipiter le monde dans une guerre nucléaire » etc, etc… il vient de démontrer que sa politique consistant a exercer une pression maximale a fini par faire plier Kim Jong-Un. Tous les « experts » autorisés et la classe mediatico-politique qui se moquaient de lui se trouvent ce matin totalement ridiculisés aux yeux de l’opinion publique mondiale. Quel camouflet ! Quelle claque !

J’ai donc attendu de voir ce qu’en dirait le journal anti-Trump de référence de la presse française. Et je n’ai pas été déçu. Déjà, on peut relever ce qui n’est pas dit. Ainsi, pas un mot sur la déclaration du négociateur officiel Sud-Coréen annonçant que la Corée du Nord s’est engagée à arrêter ses tests nucléaires «grâce à la politique de pression maximale du Président Trump». Le lecteur du Monde n’a pas droit à cette révélation. Pourquoi ?

Concernant la UNE du journal en date du 10 mars elle est presque neutre. Les quatre premiers paragraphes rendent compte de ce qui se passe d’une façon correcte. Mais le dernier souligne que « Les pourparlers, s’ils s’engagent, risquent de souligner les carences de la diplomatie américaine ». J’ai bien ri. Ah, qu’il est difficile pour nos journalistes du Monde d’avaler cette énorme couleuvre trumpienne ! Il leur faut absolument minimiser le succès de ce président américain haï. Alors que la diplomatie du bâton de la Maison blanche est en passe d’obtenir peut-être le plus grand succès diplomatique du XXIème siècle, nos petits journalistes viennent ergoter sur d’éventuelles carences. Mais quelles sont ces carences ? Pour le savoir il faut lire l’article en page 2.

« Washington ne dispose plus, en effet, de spécialiste aguerri du dossier nord-américain depuis le soudain départ de Joseph Yun, jusqu’alors envoyé spécial sur la question, un partisan du dialogue, opposé au ton agressif qu’a pu employer la Maison Blanche. Les Etats-Unis n’ont pas non plus d’ambassadeur en Corée du Sud du fait du renoncement de l’expert pressenti, Victor Cha, échaudé par les options bellicistes évoquées au sein de l’administration Trump. »

Donc, selon nos journalistes du Monde, le problème de la diplomatie américaine serait l’absence des diplomates qui étaient opposés à la politique de fermeté suivi par Donald Trump contre la Corée du Nord, politique qui a justement permis d’obtenir le résultat incroyable que nous connaissons depuis hier !!! Waouuuuh… Quand je vous disais que les adversaires du Donald étaient en PLS nous en avons ici une parfaite illustration. Les gars sont déboussolés au point de raconter tout est son contraire. Je tiens à rassurer immédiatement les experts du journal de référence. Je pense que Donald Trump et la diplomatie américaine sauront parfaitement se passer d’experts à la sauce Obama qui ont été incapables d’obtenir un quelconque résultat et qui avaient laissé le dirigeant nord-coréen faire ce qu’il voulait.

Cet article en page 2 est intéressant car il rend compte d’une façon assez honnête, si on exclu la partie sur les supposées carences de la diplomatie américaine, des derniers événements. En revanche, le titre de l’article démontre une nouvelle fois que nos journalistes sont totalement déboussolés par ce qui arrive. Le titre en question est le suivant : « Trump amorce une trêve avec Kim Jong-un« . Pardon ? Tout d’abord, le président américain n’est pas à l’origine de la crise. C’est bien la Corée du Nord qui menace ses voisins en menant des expérimentations nucléaires illégales qui sont condamnées unanimement par la communauté internationale. Les nombreuses résolutions de l’ONU sont là pour le prouver. Or, ce titre laisse entendre que ce serait le président américain qui serait à l’origine des problèmes. Une inversion totale des rôles. C’est bien Kim Jong-un qui amorce une trêve et non l’inverse. C’est bien le dictateur nord-coréen qui, sous la pression du président américain, capitule en proposant d’abandonner son programme nucléaire. Ce qui est amusant c’est que les journalistes le reconnaissent dans l’article. Un peu comme si la main gauche venait contredire la main droite. Difficile en effet de décrire les faits sans devoir féliciter l’hôte de la Maison Blanche. On se mélange les pinceaux, on bafouille, on se contredit. Et maintenant, je vous laisse imaginer le titre dithyrambique du journal de référence pro-Obama si ce dernier avait pu obtenir le quart du résultat ce que vient d’obtenir Donald Trump. Aux dernières nouvelles des journalistes du « Monde » auraient été vus errant dans les couloirs avec un air hagard et bafouillant : « ce n’est pas possible… pas lui… ce n’est pas possible… ».

D.B.

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