Politique migratoire : panique à Bruxelles

Rien ne va plus depuis que Matteo Salvini a mis les pieds dans le plat en refusant que les Italiens paient plus longtemps le poids de l’immigration illégale. Il a d’abord fermé ses ports à l’Aquarius, rempli de clandestins, puis à tous les bateaux que pilotent des ONG. En cause ? Les accords de Dublin, qui obligent un clandestin à faire sa demande d’asile dans le premier pays traversé. Et donc souvent en Italie. Tous les dirigeants de l’Union européenne ont été obligés de se mettre autour d’une table pour sauver la face. À 4 h 30 le 29 juin, Emmanuel Macron se félicitait d’un accord signé par les 28 dirigeants. Dans les grandes lignes, le texte prévoit un « contrôle plus efficace des frontières de l’UE », « la création de plates-formes de débarquement hors de l’UE », ainsi qu’un accueil réparti des demandeurs d’asile légitimes. Détail non négligeable : tout se fera sur la base du volontariat. Comme avant, donc.

En attendant les actes, Salvini a dès lors décidé de s’appuyer sur l’échelon national pour reprendre en main l’avenir des Italiens. De quoi conforter les familles souverainistes qui émergent partout en Europe, sans que les institutions ou traités européens aient pour l’instant la force suffisante pour les contraindre. Emmanuel Macron a répondu qu’il n’y avait « pas de réponse nationaliste aux défis ». C’est pourtant ce qui arrive dans la réalité et Salvini en est le dernier exemple en date. Depuis son coup de force, le couple franco-allemand peine à sortir la tête de l’eau. Au point qu’Angela Merkel, au pouvoir depuis treize ans, s’est vue obligée de donner raison à son ministre de l’Intérieur en acceptant de durcir la politique d’immigration de l’Allemagne pour sauver sa place et sa coalition. Macron, quant à lui, se met à tancer les ONG. Pendant ce temps, Salvini emporte l’adhésion d’une part toujours plus importante des Italiens. Une bataille est gagnée, mais la guerre sera longue. Pour le ministre, les élections européennes seront « un référendum entre l’élite, le monde de la finance et celui du travail réel, entre une Europe sans frontières avec une immigration de masse et une Europe qui protège ses citoyens ». Il propose même une alliance de tous les partis européens qui s’opposent à la politique de Bruxelles en matière d’immigration. Ça tangue.

Source : Valeurs actuelles

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Catégories :Allemagne, Italie, Union européenne

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